O Marie, conçue sans péché...

 

Jean Paul II

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Telle est la prière que tu as inspirée, ô Marie, à sainte Catherine Labouré, en ce lieu même, voilà cent cinquante ans ; et cette invocation, désormais gravée sur la médaille, est maintenant portée et prononcée par tant de fidèles dans le monde entier ! En ce lieu béni, j'aime te redire moi-même, aujourd'hui, la confiance, l'attachement très profond dont tu m'as toujours fait la grâce. "Totus tuus." Je viens en pèlerin, après tous ceux qui sont venus dans cette chapelle depuis cent cinquante ans (...)

Sainte Thérèse de Lisieux

 

Sainte Thérèse de l'enfant JésusLa Sainte Vierge a bien fait de garder tout dans son cœur. On ne peut pas m'en vouloir de faire comme elle... Non, la Sainte Vierge ne sera jamais cachée pour moi, car je l'aime trop. ...

Que j'aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Vierge Marie ! Il me semble qu'une seule fois m'aurait suffi pour faire comprendre ma pensée à son sujet. J'aurais d'abord montré à quel point la vie de la Sainte Vierge est peu connue.

Le Père Guy Gilbert à OZOIR !!

 

guy1guy3A l'invitation d'une équipe de jeunes d'aumônerie, le père Guy Gilbert est venu rencontrer les jeunes le samedi 12 mai 2007 à l'église Saint Pierre.
 
Le lendemain, dimanche 13 mai, il a participé à notre assemblée de paroisse et réfléchi avec nous sur le thème faire Eglise ensemble.

 

  

 

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Frère Roger, de Taizé,

 

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Parmi les jeunes générations à travers le monde, nombreux sont ceux qui s'interrogent et se demandent : existe-t-il une espérance pour notre futur ? Comment passer des inquiétudes à la confiance ? Nos sociétés sont parfois si ébranlées. Il y a l'avenir incertain de l'humanité, avec la pauvreté en continuel accroissement. Il y a la souffrance de nombreux enfants, et tant de ruptures qui blessent les cœurs.

Et pourtant, ne voyons-nous pas surgir, jusque dans les situations du monde les plus troublées, les signes d'un indéniables espoir ? Pour aller de l'avant, il est bon de le savoir : l'Evangile porte en lui une si belle espérance que nous pouvons y trouver une joie de l'âme. Cette espérance est comme une trouée de lumière qui s'ouvre en nos profondeurs. Sans elle, le goût de vivre pourrait s'éteindre. La source de cette espérance est en Dieu, qui ne peut qu'aimer et qui nous cherche inlassablement.

Pèlerin d'Emmaüs Seigneur Jésus,

 

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Souviens-toi de cette petite maison là-bas à Emmaüs, et du bout du chemin qui y conduit quand on vient de la grand-route. Souviens-toi de ceux qu'un soir, tu abordas là-bas, souviens-toi de leurs cœurs abattus, souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent, souviens-toi du feu dans l'âtre auprès duquel vous vous êtes assis, et d'où ils se relevèrent transformés, et d'où ils partirent vers les prouesses d'amour..

TE DEUM LAUDAMUS

DIEU, NOUS TE LOUONS

SoeurEmmanuelle

L’esprit alerte, le verbe haut : cinq jours avant son départ vers le Père, Soeur Emmanuelle parlait de la vie et de la mort à bâtons rompus.

Cette vie, qui l’a « captivée », cette mort, dont elle disait « ne pas avoir peur » même si elle craignait « ce qui la précède ».

Elle confiait encore, dans un rire, s’être « arrangée avec la Sainte Vierge ». Une interview-testament résumée par ces mots : « Il suffit d’aimer. »

Frère Roger, de Taizé, est parti, le 16 août 2005, auprès de Celui à qui il a consacré sa vie, Jésus-Christ. Il est mort comme il a vécu, en prière, au milieu de l’église, comme un pauvre.

Brother Roger1Pionnier de l’œcuménisme, ayant eu l’inspiration de rassembler les chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes, et en particulier les jeunes, il a aussi été le seul pasteur protestant de l’Histoire confident de 3 papes. Des centaines de milliers de jeunes ont arpenté, depuis plus de 50 ans, les collines de Taizé en Bourgogne pour, à son exemple, prier, échanger, partager, dialoguer, accueillir la parole de Dieu. Il a cultivé des liens avec les Chrétiens des pays de l’Est, avant la chute du Mur, et a rencontré Mère Térésa ou Dom Helder Camara, autres grandes figures d’un christianisme accueillant, ouvert, actif, priant, proche des gens. Il a fait germer en Jean-Paul II l’idée des JMJ, et a été invité au Concile Vatican II par Jean XXIII.


Voilà pour sa biographie. Mais Frère Roger, c’était bien plus que cette froide énumération journalistique, toute impressionnante qu’elle puisse paraître. Pour ma part, il a suffi que je lise quelques uns de ses textes, quelques-unes de ses prières, et que je le vois une fois, à Taizé, il y a quelques années, que je rencontre son regard profond et d’une infinie bonté, que je l’entende prononcer avec une douceur incomparable quelques paroles au cours d’une célébration eucharistique dans l’église de la Réconciliation, pour que ma vie en soit marquée définitivement. Combien d’hommes peuvent prétendre à provoquer une impression si profonde sur leurs contemporains, quels hommes peuvent par quelques paroles et un regard accompagner toute une vie d’autres hommes ? Simplement ceux qui marchent aux côtés du Christ, comme Frère Roger, et qui savent, jusque dans leur mort, susciter des vocations, et montrer, comme l’a dit l’abbé Pierre, que « la vie, c’est un peu de temps pour apprendre à aimer ».


Philippe Gislais – août 2005

Au cours de la prière du soir du mardi 16 août 2005, au milieu de la foule qui entourait la communauté dans l’Église de la Réconciliation, une femme probablement déséquilibrée a violemment frappé à coup de couteau frère Roger qui est décédé quelques instants après.

La communauté de Taizé est dans la peine et remercie tous ceux qui la soutiennent de leur affection et de leur prière. Le matin du 17 août, lendemain de la mort de frère Roger, cette prière a été prononcée dans l’église :

Frère Roger« Toi, le Christ de compassion, tu nous donnes d’être en communion avec ceux qui nous ont précédés, et qui peuvent nous demeurer si proches. Nous remettons entre tes mains notre frère Roger. Déjà il contemple l’invisible. A sa suite, tu nous prépares à accueillir un rayonnement de ta clarté. »

Elle coûte aux yeux de Dieu, la mort de ses amis.

Mardi soir 16 août, à la suite de la mort de frère Roger, une prière a été célébrée à minuit dans l’Église de la Réconciliation, faite de chants, de lectures bibliques et de silence. Au cours de la prière, frère François, un des plus anciens frères de la communauté, a dit ces quelques paroles.

Il y a dans la Bible ces mots :

« Elle coûte aux yeux de Dieu, la mort de ses amis. »

Cette mort de frère Roger, c’est d’abord à nous qu’elle coûte, terriblement. La mort est un arrachement, mais une mort par la violence l’est encore plus. Et quand cette mort est due à une personne déséquilibrée, cela donne un sentiment d’injustice, et même cela fait monter un désespoir.

A la violence, nous ne pouvons réagir que par la paix. Frère Roger n’a cessé d’insister là-dessus. La paix demande un engagement de tout l’être, à l’intérieur de nous et à l’extérieur. Elle réclame toute notre personne. Ainsi nous nous communiquerons ce soir la paix les uns aux autres et nous essayerons de tout faire pour que chacun de nous reste dans l’espérance.

La parole que j’ai citée dit que cette mort ne coûte pas seulement à nos yeux. Elle coûte aux yeux de Dieu. Dieu lui-même prend part à notre peine. Il souffre avec nous. C’est ainsi que Dieu ressent « la mort de ses amis », comme dit le texte.

Et frère Roger était sûrement un ami de Dieu, lui qui dès le début a mis tout en œuvre pour que nous comprenions à quel point Dieu nous aime d’un amour qui ne finira pas, qui n’exclut personne, qui nous accepte tels que nous sommes.

Et s’il est vrai que pour Dieu lui-même, cette mort signifie une peine qui l’atteint, alors nous voudrions tout faire pour qu’il sache notre reconnaissance, la reconnaissance pour tout ce que frère Roger a été au milieu de nous.


aloïsLes obsèques de frère Roger ont été célébrées le mardi 23 août 2005 à 14h.

Son corps était déposé dans l’église de Taizé chaque après-midi de 15h. à 19h., pour que tous ceux qui le souhaitaient puissent aller se recueillir auprès de lui.

Quelques années auparavant, frère Roger avait désigné frère Alois pour lui succéder, après sa mort, comme responsable de la communauté. Frère Alois est entré tout de suite dans son ministère de serviteur de la communion au cœur de la communauté.