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mardi, 18 septembre 2018

L'EUCHARISTIE

Ils ont nourri leur vie de l'Eucharistie.

Les grands témoins de la Foi, à toute époque, se sont nourris de l'Eucharistie, "source et sommet" de leur vie chrétienne.

benoitjmj6Une des premières demandes de Benoit XVI « Je demande à tous d'intensifier ces mois à venir l'amour et la dévotion envers Jésus-Eucharistie en exprimant de façon décidée et claire la foi en la présence réelle du Seigneur. (...) L'Eucharistie rend permanente la présence du Christ ressuscité qui continue de se donner à nous et nous appelle à prendre part au banquet de son Corps et de son Sang.

De la pleine communion avec Lui découlent tous les autres éléments de la vie de l'Eglise, avant tout la communion entre tous les fidèles, puis l'engagement à annoncer ., et à témoigner de l'Evangile, l'ardeur de la charité envers tous, vers les pauvres et les petits tout spécialement (...). »

 Benoît XVI (Ve homélie, 20 avril 2005)

 

  

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« Depuis l'âge de 12 ans, je suis allée à la messe chaque jour. Le Christ m'a attirée à Lui à travers l'Eucharistie, qui fut la nourriture de toute ma vie, la source de ma vocation, ma force, ma joie. »

 Sœur Emmanuelle

 

 

 

 

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"Le sacrement de la foiJe croissans chercher à me l’expliquerque le Christ est mystérieusement présent dans l’hostie consacrée"«Père, je vous aime plus que tout. Je ne supporte de vivre si longtemps que par cette certitude en moi: mourir est, qu'on le croît ou non, Rencontre. (...) Trop de mes frères humains restent à bord de vous aimer. Pitié pour eux et pitié pour l'univers. Père, j'attends depuis si longtemps de vivre dans votre totale présence qui est, malgré tout, Amour.»

Abbé Pierre

 

  

 

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« Par-dessus tout, parce que rien ne glorifiant tant Dieu ici-bas que la présence et l'offrande de la sainte Eucharistie, par le seul fait que je célébrerai la messe et que j'établirai un tabernacle, je rendrai à Dieu la plus grande gloire et je ferai aux hommes le plus grand bien. »

Charles de Foucauld

  

 

 

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 « La messe, c'est mon plus grand bonheur : faire descendre l'Amour dans mes mains d'argile. Quand tu sais que Dieu descend parmi nous de façon matérialisée, comme il y a 2 000 ans, par la transsubstantiation et cela par tes mains, par ta bouche de prêtre, c'est fabuleux. Si le prêtre croit vraiment à l'Eucharistie, les gens voient, ils croient, ils se rassemblent. »

Père Guy Gilbert

 

  

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« L'Eucharistie dépasse toute capacité humaine de compréhension. Il faut l'accepter avec une foi profonde et un profond amour. Jésus a voulu nous laisser l'Eucharistie pour que nous n'oubliions pas ce qu'il est venu faire et nous révéler. »

Mère Teresa

 

  

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  « En presque cinquante ans de sacerdoce, la célébration de l'Eucharistie continue d'être pour moi le moment le plus important et le plus sacré. La conscience de célébrer à l'autel in persona Christi prédomine en moi. La sainte messe est de façon absolue le centre de ma vie et de chacune de mes journées. »

Jean-Paul II

 

  

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 « Ah, la messe ! la liturgie divine ! Si nous la vivions, nous serions radicalement transformés. Car alors nous vivrions toute l'humanité, nous vivrions toute l'histoire, nous rassemblerions dans notre amour tous les visages connus ou inconnus qui ont laissé une trace, ou n'en ont pas laissé, dans l'histoire des hommes : tous ces visages disparus, inconnus, innommés, se remettraient à vivre autour de la table du Seigneur ».

Maurice Zundel

  

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« Oh ! quels extraordinaires Mystères ont lieu pendant la messe ! Avec quelle piété devrions-nous écouter et prendre part à cette mort de Jésus ! Nous connaîtrons un jour ce que Dieu accomplit pour nous à chaque messe et quel don Il y prépare pour nous. »

Sœur Faustine

 

 

 

  

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 « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n'avons pas. Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la lui rends modestement en visitant ses pauvres. »

 Pier Giorgio Frassati

 

  

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 Que fait Notre Seigneur dans le saint tabernacle ? Il nous attend. Il est là avec son bon cœur qui attend que nous allions lui dire nos besoins et le recevoir (...) Si nous avions la foi, nous verrions Jésus-Christ dans le Saint Sacrement comme les anges le voient au ciel. »

Jean-Marie Vianney, curé d'Ars

 

 

  

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« Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie Où Jésus, mon Epoux, se voile par amour A ce Foyer divin je vais puiser la vie. Et là mon doux Sauveur m'écoute nuit et jour ».

Thérèse de l'Enfant-Jésus

 

 

  

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«... Mais ce qui me blesse le plus, c'est la pensée de Jésus au Saint Sacrement. Le cœur se sent attiré comme par une force supérieure avant de s'unir à lui, le matin, dans le Sacrement. J'éprouve une telle faim et une telle soif avant de le recevoir, qu'il s'en faut de peu que je meure d'inanition... Il faut toute une journée pour se préparer à la messe et toute une journée pour en vivre. »

 Padre Pio

 

  

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 « La Sainte Communion est la vie qui fait revivre mon cœur. Divine Eucharistie ! O Mystère Divin ! O Prodige de vie ! Jésus en moi ! Le Cœur de mon Dieu bat dans le mien. Je me repose dans son cœur, Il repose dans le mien. Un Dieu consent à cela. O Mystère impénétrable, abîme de délices et d'amour. Enfin je l'ai trouvé, je ne le quitte plus. »

Marthe Robin

  

«Qu'est-ce qu'on fait à la messe ?»

Comment « expliquer » la messe aux enfants ? Peut-être en essayant de leur dire ce que l'Eucharistie nous donne à vivre. Car la messe n'est pas un exercice de compréhension, mais une expérience de communion... à partager a tout âge.

 Chronique par le père Alain Bandelier

Tout commence par un déplacement. Il faudra toujours aller à la messe. Je n'aime pas les messes à domicile, sur un plateau, sur mesure. J'aime que Dieu me dérange. Que l'Église me convoque. Sortir de chez soi, sortir de soi, c'est déjà la messe qui commence. Et c'est déjà un témoignage : « Qu'est-ce que tu fais dimanche ? » - « Je vais à la messe ! » Dieu existe, je vais le rencontrer. La messe est un rendez-vous. On peut manquer une réunion, sauter un repas, se dispenser d'une corvée. Je ne peux pas rater un rendez-vous, personne n'ira à ma place. Les enfants comprennent très bien cela.

J'arrive à l'église et je réalise que je ne suis pas tout seul. La messe est aussi le rendez-vous avec des frères. Selon la formule du père de Lubac, l'Église fait l'Eucharistie et l'Eucharistie fait l'Église. Le rassemblement de la communauté (on ne reste pas chacun dans son coin), avec le chant d'entrée, la proces sion des célébrants et des servants, donne voix et donne forme de « Peuple de Dieu » aux gens qui sont là.

Et puisqu'ils viennent rencontrer Dieu, ils commencent par dire qu'ils n'en sont pas dignes (Kyrie eleison), mais qu'ils en sont heureux (Gloria).

Un grand silence s'il vous plaît ! Dieu va parler. Cette Parole est la première nourriture qui est donnée ; à chaque messe, elle a un goût différent ; c'est un pain consistant, parfois délicieux, parfois dur à avaler. C'est le Verbe de Dieu, Évangile de lumière et de vie, que tous peuvent manger, même ceux qui n'ont pas fait leur première communion, même ceux qui ne sont pas baptisés.

Cette Parole appelle une réponse : c'est la profession de foi (Credo). Elle doit transformer le monde : c'est la « prière universelle » des fidèles. J'espère que tu n'es pas venu les mains dans les poches et le cœur vide ?

Jésus a besoin de quelque chose pour la suite : du pain et du vin, le fruit de la terre et du travail des hommes. Il a besoin de toi. C'est la présentation des offrandes, qui sont la matière première du sacrement.

Élevons notre cœur ! Nous voici au centre et au sommet de la messe. Paradoxalement, c'est souvent le moment où l'attention se relâche, parce que le prêtre parle tout seul et que la prière eucharistique est longue. Or c'est le chant d'amour du Christ pour son Père et pour le monde, qui devient le chant d'amour de l'Église. Il monte d'abord en louange de la terre vers le Ciel, il redescend ensuite en bénédiction du Ciel vers la terre. Au milieu, le geste de Jésus, qui aime à en mourir : « Voici mon corps, voici mon sang ! » On appelle ce moment la « consécration », car le pain et le vin ne font pas semblant d'être le corps et le sang de Jésus, ils le sont pour de vrai. À la fin, l'élévation : « Par lui, avec lui, en lui », tout se met en mouvement vers l'éternelle joie de Dieu.

Il n'y a plus qu'à communier, c'est-à-dire à recevoir au-dedans de nous le Mystère que nous venons de voir, d'entendre, de revivre. Mais attention ! On ne peut pas communier seulement du bout des lèvres. Communier du fond du cœur, c'est communier à l'amour de Jésus. Est-ce que tu aimes Dieu comme Lui ?

Alors disons ensemble le Notre Père. Est-ce que tu aimes tes frères comme Lui ?

Alors disons ensemble « Donne-nous la paix ».

On voit que la communion spirituelle précède la communion sacramentelle et la prolonge (c'est le silence d'adoration et d'action de grâce après la communion). Ce qui est beau, c'est que ceux qui ne communient pas extérieurement peuvent communier au moins intérieurement.

Pour être complet, il ne faut pas oublier la fin. « Allez, dans la paix du Christ » : ce n'est pas une simple formule de politesse ou de congé. C'est un envoi en mission. Participer à la messe, c'est vivre toute la journée ou toute la semaine avec le Christ. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! »

Père Alain Bandelier■


  QUINZE QUESTIONS SUR  L'EUCHARISTIE

Mille et une questions se posent sur un tel Mystère, « source et sommet de toute la vie chrétienne ».

En voici quelques-unes ; et des ébauches de réponses; et des témoignages pour les étayer.

Faut-il aller à la messe pour se dire chrétien ?

La participation à la messe n'est pas le seul indice de vie chrétienne mais, c'en est un, très important. L'Eucharistie est en effet, par excellence, le sacrement de notre « christianisation». On devient chrétien par trois sacrements : Baptême, Confirmation, Eucharistie. Le Baptême et la Confirmation sont donnés une fois pour toutes. L'Eucharistie, elle, se reçoit au fil des jours et des semaines. Autrement dit, notre initiation n'est jamais finie. Et c'est bien vrai. Nous avons commencé de devenir chrétiens le jour de notre baptême : c'est une date importante.

Mais nous n'aurons jamais fini de devenir chrétiens ici-bas. Notre cœur se donne et se reprend dans la durée, et notre visage intérieur se dessine peu à peu. Il faut ce long travail de l'Evangile et de l'Eucharistie pour que notre existence se convertisse au Christ et se laisse transfigurer.

On dit que la messe c'est le sacrifice de la croix répété. Mais il n'y a eu qu'un seul sacrifice ?

La messe, c'est le sacrifice de la croix, non pas répété - il y a eu effectivement un seul sacrifice - mais « re-présenté » (à nouveau rendu présent), rendu actuel. En chaque célébration, on peut dire que l'Eglise se retrouve spirituellement au pied de la croix, pour recevoir toute grâce de purification et de sanctification, pour elle-même et pour le monde entier.

L'Eucharistie nous révèle aussi la densité du présent, habité désormais par la présence du Ressuscité. C'était l'émerveillement, jusqu'aux larmes, du saint curé d'Ars ; à la consécration, il ne pouvait détacher ses yeux de l'hostie consacrée et répétait : « Il est là, Il est là ! » La célébration eucharistique nous remet donc dans le cœur le passé (en ce sens, elle est un mémorial) : Il m'a aimé et s'est livré pour moi ! Mais chaque messe nous tourne également vers l'avenir et vers l'éternité : « Maranatha, viens Seigneur ! » Cette attente, cet appel était au cœur de la prière des premiers chrétiens. La liturgie est plus qu'une promesse, elle est une anticipation du Jour du Seigneur.

Le Christ se rend présent, durant la messe, par l'assemblée qui se réunit et par sa Parole. Pourquoi insister sur une présence corporelle ?

C'est vrai, cette présence du Christ nous est donnée de multiples manières. Le pape Paul VI l'a dit de façon magistrale et condensée : le Christ est présent à son Eglise quand elle prie, quand elle sert les pauvres, quand elle croit, espère et aime, quand elle proclame l'Evangile, quand elle exerce son autorité pastorale, quand elle célèbre les sacrements. « Pourtant, ajoute Paul VI, c'est d'une façon bien différente que le Christ est présent à l'Eglise dans l'Eucharistie... Ce sacrement renferme en effet le Christ lui-même... Cette présence, on la nomme "réelle", non à titre exclusif, comme si les autres présences n'étaient pas réelles, mais par excellence, parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Dieu et homme, se rend présent tout entier. » (Encyclique Mysteriumfidei, n° 35-39). Le concile Vatican II a également insisté sur le fait que l'Eucharistie est la présence "maximale" du Christ (Constitution Sacrosanctum Concilium n° 7). Réduire cette présence à une seule présence spirituelle ou à une présence symbolique, c'est réduire     le « Mystère de la Foi » dont on proclame qu'il est grand !

De nombreux miracles, dans l'histoire de l'Eglise, n'ont-ils pas montré que le pain était de la chair et le vin du sang ?

Il s'agit précisément de miracles : des faits exceptionnels. Ils ont pu renforcer la foi et dissiper les doutes. Mais on se perd dans des considérations sans fin, et surtout sans issue, si l'on imagine qu'à chaque messe, il y a dans le calice de l'hémoglobine et dans le pain eucharistique de la chair et des os. On ne corrige pas des présentations trop evanescentes de la foi eucharistique par une représentation trop matérielle. La foi de l'Eglise est simple, elle n'est pas simpliste. Le miracle quotidien... c'est la présence réelle.

Que signifie le terme « Saint Sacrement » ?

Le Saint Sacrement est un des noms de l'Eucharistie, le « sacrement des sacrements ». Il désigne plus particulièrement le pain conservé dans le tabernacle (appelé autrefois la « sainte réserve » : ce coffre signalé par une lumière rouge dans les églises, lorsqu'il accueille le Seigneur) et parfois exposé dans un ostensoir (que les enfants comparent volontiers à un soleil).

Communier, c'est manger un vrai corps et boire du vrai sang ?

Le sacrement de l'Eucharistie est réalisé à partir d'une matière terrestre, du pain et du vin, « fruits de la terre et du travail des hommes ». C'est « quelque chose » de ce monde qui, par le souffle de l'Esprit, nous est rendu comme une réalité céleste : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. » Or le corps ne peut se réduire à une chose. A plus forte raison le corps du Ressuscité. Qui dit corps dit présence, sinon on a affaire à un cadavre. L'Eucharistie me met en face de quelqu'un, qui est là. Communier ne se réduit donc pas à manger quelque chose — quoique certaines attitudes dans certaines célébrations pourraient le laisser penser... Communier pour de vrai, c'est rencontrer quelqu'un.

Est-ce vrai qu'il y a des profanations d'hosties ?

C'est un fait, hélas ! Il y a des pratiques abominables autour d'hosties volées ou récupérées. C'est pourquoi il ne faut commettre aucune imprudence dans la distribution et la conservation de la sainte Eucharistie. On peut avoir affaire à des personnes détraquées ou malades, plus ou moins inconscientes. Mais il y a aussi des groupes antichrétiens et des sectes sataniques qui savent très bien ce qu'ils font. Satan croit à la présence réelle, sinon il ne s'acharnerait pas contre elle. Cela dit, il faut garder une juste vision des choses. Les agressions contre l'Eucharistie, ou simplement le mépris du sacrement, ou même notre propre indifférence, trop fréquente, à son égard, tout cela blesse gravement le Christ. Mais ces atteintes qui touchent physiquement et directement le signe sacramentel n'atteignent pas son corps glorieux.

C'est l'occasion de rappeler quelques vérités de base :

 1* Le corps actuel du Christ est son corps de Gloire, et non un objet de ce monde qu'on pourrait par exemple photographier.

2* Cette présence réelle mais invisible du Ressuscité nous est communiquée de façon visible dans l'Eucharistie.

3* Cette présence eucharistique est sacramentelle, c'est-à-dire qu'elle nous est donnée par la médiation du pain et du vin consacrés. Autrement dit, le « pain de vie et la coupe du salut » sont ce « lieu » et ce « moment » du temps où Jésus le Christ donne rendez-vous à son Eglise. C'est la réalisation suprême (en ce monde) de sa promesse : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Matthieu 28, 20.)

Si la foi de l'Eglise est simple, pourquoi avoir inventé un terme aussi compliqué - transsubstantiation - pour expliquer la « présence réelle » ?

Le mot est plus compliqué que ce qu'il signifie. Le mot substance, au sens philosophique, est ce qui répond à la question : qu'est-ce qu'il y a là-dessous (substans) ? Pour le dictionnaire Larousse, est substantiel ce qui est nourrissant ou essentiel. L'Eucharistie est bien l'un et l'autre ! Il ne s'agit donc pas d'une «transformation» : la forme et l'apparence (ce que les théologiens appellent les espèces, et ce que les philosophes nomment les accidents) ne sont pas modifiées. Sinon, l'Eucharistie ne serait plus un aliment assimilable. En résumé, parler de transsubstantiation, c'est affirmer que la réalité est modifiée dans son être et non dans son paraître. Il y a donc bien de l'alcool et du gluten dans les éléments consacrés. Ce qui explique que les prêtres malades de l'alcool aient le droit de consacrer du jus de raisin au lieu du vin, et que les personnes allergiques au gluten puissent ne communier qu'au calice.

Y a-t-il présence du Christ si on n'y croit pas ?

Dans notre expérience humaine, le corps est avant tout médiation de la présence, il est ce par quoi la personne peut dire :                   « Je suis là ». Mon corps m'inscrit dans l'espace, dans l'histoire, dans la société. C'est bien ce que fait l'Eucharistie : par elle et en elle, le Seigneur insaisissable s'expose à la rencontre avec nous. C'est ce que chantaient les vieux cantiques :                                     « Le Ciel a visité la terre ». Pas seulement une visite : « Celui qui mange ma chair demeure en moi et moi en lui. » L'éternité habite la temporalité, l'invisible habite le visible. C'est pourquoi cette présence est objective et permanente. Elle ne s'efface pas lorsque je ferme la porte du tabernacle ou lorsqu'il n'y a plus personne dans l'église. Dire que la présence dépend de la foi, c'est s'attribuer l'étrange pouvoir de projeter dans un bout de pain une « aura » divine ! Certes, la foi est nécessaire pour que la présence (Jésus est là) soit reconnue (Jésus est là pour moi). Mais ce n'est pas la relation qui crée la présence, c 'est la présence qui crée la relation. Le pain et le vin consacrés sont bien plus qu'un symbole du Christ : ils sont la médiation de sa personne elle-même, la communication de sa présence.

Pourquoi parle-t-on d'adoration ? Dieu n'est pas une idole ?

Il ne faut pas confondre adoration et idolâtrie. Et il ne faut pas opposer communion et adoration. L'adoration n'est pas autre chose que la communion qui se prépare et qui se prolonge. C'est même la communion de désir et la communion spirituelle pour ceux qui ne peuvent pas communier.

Que l'hostie consacrée soit visible ou pas, qu'est-ce que cela change ?

Du côté de Jésus-Christ, c'est sûr, cela ne change rigoureusement rien ; Il n'est pas « enfermé » dans le tabernacle et n'est pas plus présent si la porte de celui-ci est ouverte. En revanche, de notre côté, voir les signes de sa présence nous portent à sa rencontre. Au fond, il s'agit moins d'exposer le Saint Sacrement que de nous exposer au Saint Sacrement.

Pourquoi adorer ?

Jésus a dit « Prenez et mangez », Il n'a pas dit « Prenez et regardez-moi » ? Certes. Et il a ajouté : « Ceci est mon Corps. » Ce que je mange, c'est Lui ! Comment ne pas le dévorer des yeux, et pas seulement du bout des lèvres ? D'ailleurs, le jour où l'on prend conscience de la grandeur du Mystère, et de l'extrême brièveté de l'acte même de la communion, on prolonge nécessairement cet instant. Le minimum, c'est le grand silence après la communion, temps d'action de grâce et d'intériorisation du don reçu. C'est aussi une brève visite au Saint Sacrement, lorsqu'on passe devant une église. Et, quand on le peut, c'est un temps prolongé d'adoration eucharistique.

Pourquoi se donner la peine d'aller dans une église si l'on peut prier partout ?

 Un musulman peut prier partout. Mais si l'on croit en l'Evangile, le lieu où il faut surtout adorer en esprit et en vérité est désormais « le Temple véritable » (Jn 2,21), c'est-à-dire le corps du Ressuscité. Or ce corps nous est rendu présent par le pain eucharistique, consacré pendant la messe, et conservé dans le tabernacle de toute église.

Faut-il se confesser pour aller communier ?

Celui qui communie veut être en communion avec le Christ et avec ses frères. Il le veut parce que Jésus le veut, Lui qui se donne à lui. Il veut cette grâce de communion, qui est un don du Christ lui-même. Il ne peut donc communier que s'il veut cette communion. Vouloir la communion suppose une intention claire, traduite dans des actes précis et objectifs. Ainsi celui qui sait qu'il a posé un acte gravement contraire à la volonté du Seigneur ne peut vouloir communier que s'il veut se laisser réconcilier avec Dieu, par le sacrement de réconciliation. Celui qui se sait en rupture grave de communion avec un proche ne peut vouloir communier que s'il va d'abord se réconcilier avec son frère

Si on ne communie pas, est-ce la peine d'aller à la messe ?

On ne peut pas réduire la participation à la messe à la communion sacramentelle. C'est une erreur même pour ceux qui communient. Ils risquent en effet d'écouter distraitement les lectures, de faire l'impasse sur la prière eucharistique, et d'attendre la communion comme le moment où, enfin, il se passe quelque chose. Cette polarisation sur la communion conduit à dévaloriser le reste de la célébration alors qu'il faut redécouvrir que c'est une liturgie, une action sacrée. Du début à la fin, la messe est « le festin des noces de l'Agneau » et requiert, non seulement notre attention, mais notre participation. 

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